| 1930's
Jusqu'en 1931, les voitures portent le nom de Fiat-Hispania, filiale
du groupe italien Fiat, installée à Barcelone en 1919. La guerre civile
espagnole interrompt ensuite la production automobile.
1950's
|  600 (1957) |
Le 9 mai 1950 naît la Sociedad Española de Automóviles de Turismo,
S.A. (S.E.A.T.) avec dans son capital, l'Instituto Nacional de
Industria (INI) détenant 51 % des parts, des banques (42 %) et le
groupe italien Fiat à 7 %, avec une licence de fabrication. La première
usine Seat est inaugurée le 5 juin 1953 dans la "Zona Franca" de
Barcelone, Quelques mois plus tard, le 13 novembre, sort la première
automobile de la firme, baptisée 1400, en référence à sa cylindrée.
Mais le succès pour la marque n'arrive véritablement qu'en 1957 avec la
sympathique petite Seat 600. Identique à la calandre près à sa cousine
la Fiat 600, elle va, comme en Italie avec la 500, motoriser en masse
l'Espagne franquiste de l'époque.
1960's
En 1965, la production de la 600 bat son plein en Espagne. Seat se
développe de plus en plus et commence à exporter. La Colombie va
recevoir notamment la 1500, commercialisée en 1962. Alors que de
nouveaux modèles sont présentés (la 850 en 1962 et la 124 en 1968), la
production de la marque espagnole ne cesse de s'accroître et dépasse
rapidement le million d'exemplaires.
1970's
|  127 (1972) |
En 1970, les exportations sont multipliées par 10. Deux ans plus
tard, la 127, nouvelle réplique d'une Fiat du même nom, est lancée. 50
000 exemplaires vont être vendus en l'espace de 6 mois. Alors que la
crise économique, suite au premier choc pétrolier de 73, fait son
apparition en Europe et affecte les constructeurs automobiles, Seat
totalise 2 millions de véhicules vendus et poursuit son expansion. En
1974, la firme acquiert les usines de Landaben (Pamplona) de la firme
Authi, qui produisait en Espagne, les Mini britanniques sous licence.
La même année, est proposée en remplacement de la populaire 600, la
133, aux lignes beaucoup plus carrées en phase avec les années 70. Le
succès est immédiat. En 1975, Seat, qui continue toujours sa
croissance, inaugure le grand centre technique moderne de Martorell et
affiche trois ans plus tard une production totale de 4 millions de
véhicules. Mais malgré des ventes honorables, la stratégie d'expansion,
au demeurant très coûteuse, et les deux chocs pétroliers des années 70,
vont finir par porter un coup sévère aux comptes de la marque espagnole.
1980's
Ainsi en 1980, Seat est sérieusement dans le rouge. Fiat estime
s'être fait rouler dans la farine, en ayant donné toute sa technologie
et en n'ayant finalement récolté que des dettes. La firme italienne
refuse ainsi de contribuer à l'augmentation du capital de Seat et
décide de revendre toutes ses parts à l'INI. En 1981, suite à une
réorganisation du capital, INI se retrouve ainsi avec 95 % du capital
de Seat. La marque devient alors totalement espagnole, mais va devoir
chercher rapidement une aide commerciale avec un autre constructeur
pour vendre ses modèles. C'est finalement avec l'allemand Volkswagen
que se forme une première coopération industrielle et commerciale dès
1982. Volkswagen (VW) aide Seat à vendre ses modèles à l'étranger
tandis que le constructeur espagnol produit et commercialise en Espagne
des modèles Volkswagen et Audi. Tandis que les derniers restes de la
période Fiat sont commercialisés en 1983 avec la Fura et la Ronda, Seat
prépare activement son premier modèle entièrement inédit l'Ibiza, qui
sort des chaînes fin avril 1984. La Malaga, une sorte de version trois
volumes de l'Ibiza, est lancée un an plus tard. En juin 1986, le groupe
allemand Volkswagen rachète 51 % des actions de Seat, ce qui fait du
constructeur espagnol, la troisième marque en activité de VAG. Quelques
mois plus tard, VW monte à 75 % dans le capital. La production atteint
un record historique de 400 000 unités par an, tandis que les
exportations atteignent 250 000 véhicules. En 1988, Seat présente pour
la première fois depuis 1980 des résultats positifs, grâce notamment à
l'Ibiza qui atteint les 500 000 exemplaires produits.
1990's
|  Proto C (1990) |
Volkswagen finit de phagocyter Seat en 1990. Le groupe allemand
détient à ce moment 99,99 % du capital, le 0,01 % appartenant encore à
des banques. Du côté des ventes, l'Ibiza devient le modèle phare de la
marque, à l'image de la Golf de Volkswagen. Elle atteint le million
d'exemplaires en 1991 au même moment où elle subit un restylage léger.
La même année, est présentée la Toledo, premier modèle issu de la
coopération directe avec Volkswagen, pour remplacer une Malaga qui n'a
pas vraiment séduit en Europe. La Toledo devient rapidement un succès
sur son segment en Espagne. Le 22 février 1993, le roi Juan Carlos
inaugure la nouvelle usine de Martorell. Quelques semaines plus tard,
est présentée la nouvelle Ibiza, qui ne conserve finalement de sa
devancière que le nom. Elle devient à nouveau rapidement un succès. En
1996, Seat se lance à son tour dans la mode des monospaces en lançant
l'Alhambra. Au fur et à mesure que les années passent, les modèles Seat
deviennent de plus en proches de ceux de Volkswagen. Les témoignages
les plus frappants en sont l'Alhambra (1996) et la petite Arosa (1997),
copies presque conformes du Sharan et de la Lupo de VW.
2000's
|  Salsa (2000) |
Après un léger lifting à la fin des années 90, la troisième
génération de l'Ibiza est présentée à la fin de l'année 2001. Elle a,
pour l'occasion, pris quelques centimètres en longueur, la rapprochant
d'avantage d'une VW Golf que d'une Fiat Uno / Punto avec qui elle était
comparée à ses débuts. Suivant le souhait du groupe allemand, Seat
prend avec les années 2000 une nouvelle orientation plus sportive,
rompant définitivement avec son image passée de marque populaire bon
marché. Le nouveau monospace Altea (2003) et la nouvelle Toledo (2004)
en sont des exemples flagrants. Mais ce nouveau style s'est traduit
aussi par une augmentation sensible du standing et du prix des
véhicules faisant changer la marque de type de clientèle. |
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